• Redazione

Congo, una giovane democrazia ostaggio di egoismi

di Carol-Michel Kawaya


La Repubblica Democratica del Congo è una democrazia giovane che ha tanto da imparare. Ciò è reso ancor più difficile dal fatto che è un Paese esteso per più di duemila chilometri quadrati, al cui interno ha gruppi etnici e lingue differenti, non può di certo avere una storia politica facile da raccontare.


Se si volesse fissare un inizio della democrazia congolese occorrerebbe per forza partire dall’indipendenza dello Stato, raggiunta a Leopoldville il 30 giugno 1960. Le prime elezioni videro vincitore il Movimento nazionale congolese di Patrice Lumumba, successivamente arrestato e ucciso il 17 gennaio 1963. A succedergli il colonnello Joseph Mobutu, che istituì un regime autoritario a partito unico – il Movimento rivoluzionario popolaree impose una nuova costituzione nel 1967. Il suo apporto principale è stato quello di affermare a livello nazionale e internazionale l’africanità congolese attraverso il rifiuto di adottare valori non autoctoni. È in questo periodo che le lingue nazionali vennero valorizzate e il monopolio del francese messo in discussione.


Mobutu stette al potere per 32 anni. A rovesciarlo fu Laurent Désiré Kabila, che si adoperò per ricostruire lo stato di diritto e la ripresa economica del paese. Quando fu assassinato, gli successe suo figlio Joseph Kabila nel 2001, che fondò il Partito popolare per la ricostruzione e la democrazia. Kabila è stato poi eletto per due mandati consecutivi. Nel dicembre 2016 però il Presidente ha rinviato l’indizione di nuove elezioni. Fatto che ha portato a diverse dimostrazioni e disordini di piazza. A protestare anche la Chiesa cattolica attraverso il Comitato Laico di Coordinamento.


Il temporeggiamento di Kabila è durato fino al 30 dicembre scorso, giorno in cui i congolesi sono tornati al voto. Dalle urne è uscito vincitore Felix Tshisekedi, erede di Etienne Tshisekedi, fondatore dell’Unione per la democrazia e il progresso sociale. Tshisekedi figlio ha prestato giuramento il 24 gennaio di quest’anno, ma vorrebbe nominare un primo ministro designato dalla coalizione composta dai partiti Cap pour le Changement e Front Commun pour le Congo.


La storia politica del Congo dimostra che, a fronte di una ricchezza di risorse naturali e minerarie, dall’Indipendenza in poi il Paese è ostaggio degli egoismi personali e lobby interne. Anche se sono passati 50 anni da quando il Congo ha scelto la democrazia, finora dalle urne sono emerse solo personalità che hanno anteposto il bene personale a quello pubblico. Il potere della maggioranza non rende sempre facile il lavoro dell'opposizione, che da parte sua non accetta mai ciò che fa il governo. Tra l’incudine e il martello di questo meccanismo perverso la vera vittima è il popolo congolese.


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Congo, une jeune démocratie prise en otage par l'égoïsme


de Carol-Michel Kawaya


La République démocratique du Congo est une jeune démocratie qui a beaucoup à apprendre. Ce qui est rend encore plus difficile est le fait qu’il s’agit d’un pays étendu de plus de deux mille kilomètres carrés, dans lequel se trouvent des groupes ethniques et des langues différentes, il ne peut avoir certes une histoire politique facile à raconter.


Si nous voulons fixer un début de démocratie congolaise, il faudrait commencer par l’indépendance de l’État, acquise à Léopoldville le 30 juin 1960. Les premières élections virent pour vainqueur le Mouvement National Congolais de Patrice Lumumba qui, par après fut arrêté et tué le 17 janvier 1963. Il fut remplacé par le colonel Joseph Mobutu, qui instaura un régime autoritaire à parti unique - le Mouvement Populaire Révolutionnaire - et imposa une nouvelle constitution en 1967. Sa principale contribution fut celle d'affirmer aux niveaux national et international l'africanité congolaise en rejetant l’adoption des valeurs non indigènes. C'est à cette période que les langues nationales ont été renforcées et le monopole du français mis en cause.


Mobutu est resté au pouvoir pendant 32 ans. Pour le renverser, c'est Laurent Désiré Kabila, qui a œuvré pour la reconstruction de l'état de droit et la relance économique du pays. Après son assassinat, son fils Joseph Kabila, qui a fondé le Parti Populaire pour la Reconstruction et la Démocratie, lui a succédé en 2001. Kabila a ensuite été élu pour deux mandats consécutifs. En décembre 2016, cependant, le président a différé le déclenchement des nouvelles élections. Cela a conduit à plusieurs manifestations et troubles dans la rue. L’Église Catholique a également protesté à travers le Comité de Coordination des Laïcs.

Le délai de Kabila a duré jusqu'au 30 décembre dernier, jour qui a permis le retour des Congolais au vote. Des urnes, est sorti vainqueur Félix Tshisekedi, héritier d'Etienne Tshisekedi, fondateur de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social. Le fils de Tshisekedi a été assermenté le 24 janvier de cette année mais voudrait nommer un Premier ministre désigné de la coalition composée des partis de Cap pour le Changement et du Front Commun pour le Congo.


L’histoire politique du Congo montre que, face à une richesse en ressources naturelles et minérales, dès l’indépendance, le pays est pris en otage par des égoïstes personnels et des lobbys internes. Bien que 50 ans se soient écoulés depuis que le Congo a choisi la démocratie, seules les personnes qui ont placé des biens personnels à la place de ceux publics sont sorties des urnes. Le pouvoir de la majorité ne facilite pas toujours le travail de l'opposition, qui de sa part n'accepte jamais ce que fait le gouvernement. Entre l'enclume et le marteau de ce mécanisme pervers, la véritable victime est le peuple congolais.

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La Società San Paolo è una Congregazione Religiosa fondata nel 1914 in Italia ad Alba (Cuneo) dal Beato Giacomo Alberione.