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Thérèse Kapangala, martire della democrazia

di Archip-Joseph Mukoko Ngondo


«La forma dell’Africa è quella di un revolver, e in Congo si trova il grilletto». Questa citazione di Franz Fanon dipinge un quadro oscuro ma significativo del lungo percorso africano verso uno Stato di Diritto. Infatti, dopo di più di cinquanta anni di indipendenza, ci si chiede se la Repubblica Democratica del Congo sia veramente indipendente. La fine del mandato del presidente Joseph Kabila Kabange è stato segnato dalle marce pacifiche di una popolazione che vuole il cambiamento. Eppure non sono pochi i cittadini che, per mettere in atto questa aspirazione, hanno perso la vita.


Thérèse Kapangala, 24 anni, figlia del Maggiore della Polizia Nazionale del Congo, è tra questi martiri della democrazia. Era da poco uscita dalla messa celebrata da suo zio, Don Joseph Musubao, quando si era avvicinata ad alcuni Laici Cattolici per parlare della manifestazione che ci sarebbe stata di lì a poco. In quel momento arrivò l’esercito e iniziò a sparare. «Dopo la messa, ho deciso con i sacerdoti presenti di accompagnare la marcia dei laici, ma siamo incappati in una repressione brutale – ha raccontato don Musubao nel libro Il Martirio di Thérèse Kapangala: Dal Terrorismo di Stato al diniego di giustizia –. Mia nipote è stata uccisa mentre soccorreva una ragazzina». Thérèse voleva consacrarsi al Signore e stava per iniziare una nuova esperienza dalle Suore della Sacra Famiglia. Nella sua Parrocchia Saint Francois de Salles di Kintambo, uno dei ventiquattro comuni della città di Kinshasa, la ragazza faceva parte della Legione di Maria ed era membro del coro. Non si stancava mai di ribadire a suo zio, ridendo: «Sarò una beata, una santa. Lo sai?».


Come lei sono tanti i laici cattolici uccisi. Sin dall’indomani del suo assassino, il popolo congolese ha rivisto in lei qualcosa della beata Alphonsine Anuarite Nengapeta, la religiosa congolese uccisa durante la Rivoluzione dei Simba nel 1964 e beatificata nel 1985. Thérèse ha dato l’esempio di una fede eroica e di un senso stoico di patriottismo. Non è impossibile che venga ritenuta degna di essere beata.


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Thérèse Kapangala, martyre de la démocratie


Par Archip-Joseph Mukoko Ngondo


«L’Afrique a la forme d’un relvover, dont la gâchette se trouve placée au Congo». À prendre au sérieux cette citation de Frantz Fanon à la lumière de la longue marche du continent africain, à peine “décolonisé”, vers l’instauration d’un Etat de droit, il se dresse un tableau sombre, mais à la fois significatif. Après plus de cinquante ans de son accession à la souveraineté tant nationale qu’internationale, il se pose manifestement la question de savoir si la République Démocratique du Congo, pays planté au cœur dudit continent, est effectivement indépendante. La fin du deuxième mandat de l’ex président Joseph Kabila Kabange, l’on ne le redira jamais assez, a été le théâtre d’un nombre croissant de marches pacifiques, décrétées par une population éprise de changement. Cependant, plusieurs fils et filles du pays verseront de leur sang au cours d’une série de manifestations politiques anti-Kabila. Thérèse n’en sera nullement épargnée.


Fille d’un Major de la Police Nationale Congolaise, Thérèse Déchade Kapangala Mwanza avait encore 24 ans quand elle goûta au fiel de la mort. Son nom ne fait nullement piètre figure dans la litanie de martyrs de la démocratie congolaise. Quelques minutes avant de passer de vie à trépas, elle prenait part à la célébration eucharistique dominicale, présidée par son oncle maternel Abbé Joseph Musubao. Au sortir de la messe, elle se rangea aux côtés des fidèles Chrétiens qui s’apprêtaient déjà à sortir de la concession paroissiale, en vue d’une éventuelle manifestation pacifique contre le régime du Chef d’ Etat d’alors.

Cependant, les manifestants rebrousseront chemin lorsque, ayant franchi la clôture de Saint François de Salles, ils seront surpris par une armée bien aguerrie et préalablement déployée devant la clôture paroissiale. Ils seront repoussés sous la lugubre détonation de balles, et replieront dans l’espoir de trouver refuge dans l’enceinte de la Paroisse. « Après la messe, j’ai décidé avec les prêtres présents d’accompagner la marche des laïcs. Mais nous nous sommes heurtés dès notre sortie à une brutale répression – raconte Abbé Musubao dans son livre paru en mars dernier et intitulé Le Martyre de Thérèse Kapangala en RDC:Du Terrorisme d’Etat au déni de justice –. Ma nièce a perdu la vie, en voulant sauver celle d’une petite fille».


Jeune aspirante à la vie religieuse, il ne restait que quelques jours à Thérèse avant d’intégrer, en qualité de postulante, la congrégation des Sœurs de Sainte Famille. Très engagée dans sa paroisse Saint François de Salles de Kintambo, une des vingt-quatre communes que compte la Ville-Province de Kinshasa, elle a évolué aussi bien dans le groupe « Légion de Marie » que dans une des chorales. À son oncle maternel, elle ne cessait de répéter : « Tu sais, Tonton, je serai une bienheureuse, une sainte ». Au lendemain de son assassinat, divers témoignages relayaient la sainteté de la jeune aspirante, et convergaient ainsi vers la possibilité d’une éventuelle canonisation.

À l’instar de la bienheureuse Alphonsine Marie-Clementine Anuarite Nengapeta, religieuse congolaise tuée lors de la Révolution des Simbas en 1964 et béatifiée en 1985, Thérèse a illustré l’exemple d’une foi héroïque et d’un patriotisme stoïque. Il n’est pas impossible qu’elle soit élevée, un jour, aux honneurs des autels !

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